26 mars 2018

11 Si donc la perfection avait été possible à travers le ministère des prêtres lévitiques – car c’est bien sur lui que repose la loi donnée au peuple – était-il encore nécessaire que surgisse un autre prêtre, établi à la manière de Melchisédek, et qu’il soit présenté comme n’étant pas établi à la manière d’Aaron? 12 Puisque le ministère de prêtre a été changé, il y a nécessairement aussi un changement de loi. 13 En effet, celui que visent les passages cités appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel. 14 De fait, il est parfaitement clair que notre Seigneur est issu de Juda, tribu dont Moïse n’a absolument pas parlé concernant la fonction de prêtre. 15 C’est plus évident encore quand cet autre prêtre qui surgit est semblable à Melchisédek, 16 établi non d’après un principe de filiation prescrit par la loi, mais d’après la puissance d’une vie impérissable. 17 De fait, ce témoignage lui est rendu: Tu es prêtre pour toujours à la manière de Melchisédek.

LOUIS SEGOND 21

commentaire

Pour comprendre ce texte, il faut encore une fois avoir en tête que l’auteur cherche à convaincre des chrétiens d’origine juive qui sont tentées de retourner vers leurs anciennes croyances. Au v. 11, l’auteur pose une question dont la réponse est « non, il n’aurait pas été nécessaire d’avoir un sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek si la perfection avait été possible par ceux de l’ordre d’Aaron. » Puisque le sacerdoce a changé, alors il doit y avoir aussi un changement dans la loi (v. 12). D’où l’auteur tient-il cette idée qu’il y a eu un changement de sacerdoce, et pourquoi ses auditeurs pensent-ils que cela est persuasif? Il a encore une fois en tête le Psaume 110, qui déclare au v. 4 qu’il y aura un roi-prêtre suprême et éternel selon l’ordre de Melchisédek. Si donc Dieu a déclaré cela, il y a eu effectivement un changement de sacerdoce et de loi. Quand cela fut-il déclaré? Lors de l’ascension de Jésus-Christ au ciel (Actes 2:33-36). Puisque Jésus ne meurt pas par la puissance de la résurrection, sa prêtrise est donc éternelle (v. 15-17). Cette vérité nous soutient en ce que nous avons en Jésus toutes les ressources pour la persévérance dans la foi.